Landerneau, le 18 mai 2012, Art Media Agency (AMA).
La Fondation Édouard et Hélène Leclerc, créée en novembre 2011 et consacrée à l’art contemporain, ouvre un musée à Landerneau, dans le département du Finistère à l’ouest de la Bretagne. Ce lieu d’exposition, nommé « Les Capucins », est installé dans un ancien couvent du XVIIe siècle, reconverti en usine d’eau de Javel et racheté par Édouard Leclerc, fondateur de l’enseigne d’hypermarchés du même nom.
Ce projet est l’aboutissement d’une démarche menée par l’homme d’affaires Michel-Edouard Leclerc, fils d’Édouard, amateur d’art et notamment de bande dessinée. Sur son blog, ouvert en 2005, il publie de nombreuses critiques d’œuvres et d’expositions, se faisant même journaliste au travers d’interviews d’artistes. Son enseigne a été, de 1990 à 2007, partenaire du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême et il est lui-même un collectionneur reconnu de planches originales.
Dans une interview publiée sur le site Internet de The Art Newspaper, Michel-Edouard Leclerc détaille la création du fonds, résultat de parrainages versés par quelque 650 personnes. Le but de cette initiative : créer un pôle d’art contemporain dans l’ouest de la Bretagne proposant des expositions d’envergure. À terme, Leclerc espère pouvoir exposer, dans cet espace de 1.300 m², des rétrospectives d’Anselm Kiefer, Jacques Monory ou Daniel Buren, en faisant appel, notamment, à un réseau de collectionneurs prêts à consentir à des prêts d’œuvres. En revanche, précise-t-il, le fonds n’a pas vocation à acquérir lui-même des œuvres. Ce n’est donc pas un musée au sens strict du terme, mais un lieu d’exposition d’art contemporain, dont le rythme annuel devrait être de deux expositions majeures par an.
L’exposition inaugurale des Capucins, qui se tient du 24 juin au 28 octobre 2012, est consacrée à Gérard Fromanger. Peintre, affichiste et photographe français né en 1931, leader du mouvement de la « Figuration narrative » dans les années 1960, Gérard Fromanger figure parmi les fondateurs de l’Atelier des beaux-arts de Paris. Sa peinture est souvent associée au pop art. Michel-Édouard lui-même déclare collectionner ses œuvres depuis mai 1968 et apprécier particulièrement les liens existant entre son travail et la bande dessinée.