Paris, le 26 mai 2011, Art Media Agency (AMA).
Aujourd’hui se réunissaient au Centre Pompidou plusieurs acteurs du monde de l’art, de la communication et des multimédias — Carlo d’Asaro Biondo de Google, Franck Riester, le député de Seine-et-Marne, Marc Sands de la Tate Gallery et Bernard Stiegler de l’Institut de recherche et d’innovation — pour parler des « stratégies virtuelles des musées ». Alain Seban le président du Centre Pompidou a organisé cette rencontre en vue notamment de lancer pour l’établissement parisien une plate-forme multimédia. Cette dernière devrait s’ouvrir à l’automne prochain et donnera naissance à une sorte de Centre Pompidou 2.0 donnant accès virtuellement à ses collections et ses ressources.
En début d’année, Google a posé la première pierre à l’édifice avec son Google Art Project. La présence de Carlo d’Asaro Biondo lors de cette réunion n’est sans doute pas anodine, le Centre Pompidou pourrait sans doute rejoindre le Château de Versailles sur le site Google Art Project.
Le Centre Pompidou s’intéresse depuis quelques temps au numérique, l’établissement est très présent sur Twitter, propose des vidéos sur Dailymotion et a créé sur Iphone une application — gratuite.
L’arrivée d’une plate-forme virtuelle est un nouveau pas, une nouvelle avancée qui connaît ses complexités techniques, légales et financières. Alain Seban déclarait dans Le Figaro : « Ce sont d’abord des dépenses très lourdes pour numériser, pour passer du monde analogique au monde numérique, puis indexer les contenus. Ceux que nous traitons sont tous sous droits, il faut donc les libérer auprès des ayant-droits. Il faut aussi traduire ; quand nous travaillons dans une langue minoritaire comme le français, nous devons penser au web anglophone. Pour les musées, la révolution numérique ne fait que commencer »
Cette volonté de numériser l’institution va dans la continuité du lancement du Pompidou Mobile qui a eu lieu la semaine dernière et étend encore une fois l’accès des collections et même l’accès à la culture, à un public plus large.
En revanche, les expositions en cours ne devraient pas être mises en ligne directement, car Alain Seban souhaite que les gens continuent à se déplacer dans les musées.