36e année, n°1, 2012 : Renaissance des « Cahiers d’art » au détour d’une rue

Paris, le 25 octobre 2012, Art Media Agency (AMA).

La relance des publications des Cahiers d’art est l’histoire d’une promenade fortuite au cœur du 6e arrondissement : celle de Staffan Ahrenberg, collectionneur suédois, qui remarque pour la première fois l’adresse des Cahiers d’art rue du Dragon, et décide d’entrer pour la première fois dans ce bâtiment qu’il n’avait jamais remarqué auparavant. Quelques jours plus tard, Ahrenberg achète la revue, la maison d’édition et la galerie, qui avaient cessé toute activité depuis 1960.

Les Cahiers d’art, ou la célébration de l’art moderne pendant 30 ans. Tel est le mythe dont s’est emparé Staffan Ahrenberg en reprenant cette revue iconique, créée en 1926 par le critique d’art Christian Zervos, et qui s’évertue à promouvoir l’art de Picasso, de Fernand Léger, de Marc Chagall, de Van Gogh, de Klee, de Moholy-Nagy, de Duchamp, de Miró ou de Max Ernst, parmi tant d’autres.

La revue publie 97 numéros au total, malgré une interruption de 1941 à 1943. Beckett, Eluard et Lacan font, entre autres, l’objet de publications de livres par la maison d’édition – aux côtés du « Zervos », véritable bible sur Picasso, constitué d’un volumineux catalogue raisonné des œuvres de Picasso que Zervos réalise conjointement avec Picasso lui-même.

La revue a officiellement été relancée la semaine dernière, avec un numéro dédié à Ellworth Kelly, des textes, des entretiens et des photos inédites – comme si les Cahiers d’art n’avaient jamais cessé de paraître.