Un modèle à (re)définir pour le Centre Pompidou-Metz

Metz, le 23 septembre 2013, Art Media Agency (AMA).

Le vendredi 13 septembre, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti déclarait que l’absence de collections permanentes au Centre Pompidou-Metz créait « une certaine déception chez les visiteurs qui viennent dans une période sans expositions temporaires ».

La ministre s’entretient à ce sujet le 24 septembre avec les directeurs des deux Centres Pompidou. En effet, le musée connaît une période trouble, et son modèle de fonctionnement sans collection permanente est remis en question. « Il faut bien reconnaître que les résultats ne sont pas à la hauteur des enjeux ni à la hauteur des investissements consentis par les collectivités pour le Centre Pompidou-Metz », déclarait le président du conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret dans des propos repris par l’AFP, faisant planer la menace d’une fin de la subvention accordée par le conseil régional.

Doté d’un budget annuel de onze à douze millions d’euros, le Centre Pompidou-Metz est financé à hauteur de 4,6 millions d’euros par la communauté d’agglomération Metz Métropole et à hauteur de quatre millions d’euros par le conseil régional, tandis que la ville de Metz met 400.000 euros à disposition et le conseil général 100.000 euros. Le reste doit provenir des ressources propres du musée, via la billetterie, le mécénat, la vente de produits dérivés et l’organisation d’événements privés.

Interrogé par l’AFP Jean-Luc Bohl (UDI), le président de Metz Métropole précise tout de même qu’« il ne faut pas muséifier le Centre Pompidou-Metz […] Je pense qu’il doit vraiment rester un lieu vivant, avec de l’art vivant, qui évolue », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant la nécessité d’y installer un petit socle de base ».

Après avoir attiré 800.000 visiteurs entre mai 2010 et mai 2011, le Centre a vu sa fréquentation diminuer avec 550.000 personnes en 2011 et 475.000 en 2012. En mai, son directeur, Laurent Le Bon, a estimé qu’une moyenne annuelle autour de 400.000 visiteurs serait « tout à fait élevée pour un centre d’art en région. »